Des conseillers échangent idées et informations sur la transformation spirituelle et le changement social : 2e partie

June 29, 2018

CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í — Des responsables de la foi bahá’íe, membres des Conseils continentaux de conseillers, se sont récemment réunis pour une conférence au Centre mondial bahá’í à la suite de la 12e Convention internationale pour réfléchir aux développements majeurs que connaissent les communautés bahá’íes du monde entier.

Au cours de leur récente réunion, des groupes de conseillers se sont joints à des conversations qui ont été enregistrées par le service des Nouvelles internationales bahá’íes pour une série de podcasts sur le développement de la communauté, la transformation spirituelle et le changement social.

Podcast : Ecouter pour en apprendre plus au sujet des démarches éducatives inspirées par la foi baha'ie

Pour en savoir plus, écoutez (en anglais) cet épisode du podcast.

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Durant leur récente réunion, Alain Pierre Djoulde, Clément Thyrrell Feizouré, Maina Mkandawire et Judicaël Mokolé – tous membres du Corps continental de conseillers pour l’Afrique – discutent de certaines initiatives inspirées par les bahá’ís dans le domaine de l’éducation.

Leur conversation est éclairée par l’expérience de plusieurs organisations d’inspiration bahá’íe impliquées dans l’éducation et elle met en lumière certains principes tirés des enseignements de Bahá’u’lláh qui aident à orienter leur approche du développement.

« Fondamentalement, nous partons de l’hypothèse que chaque être humain a été doté du potentiel de contribuer à sa propre transformation et à la transformation de sa société », explique M. Djoulde, qui suit le travail de la Fondation Émergence au Cameroun. « Et chaque peuple, chaque communauté a été doté de toutes les capacités qui lui permettent de se développer. Ainsi, le rôle de notre programme éducatif est d’aider les individus à prendre conscience du potentiel que Dieu leur a donné, et de la manière dont ils peuvent utiliser ce potentiel pour le bien-être de leur communauté. »

M. Feizouré, qui travaille avec la Fondation Ahdieh, une organisation d’inspiration bahá’íe qui promeut les écoles communautaires en République centrafricaine, ajoute : « Notre approche du développement consiste avant tout à développer la capacité de la population locale à prendre en charge l’éducation de ses enfants. »

Clément Thyrrell Feizouré, membre du Corps continental de conseillers pour l’Afrique, travaille avec la Fondation Ahdieh, une organisation d’inspiration bahá’íe qui encourage les écoles communautaires en République centrafricaine. Diapositives
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Clément Thyrrell Feizouré, membre du Corps continental de conseillers pour l’Afrique, travaille avec la Fondation Ahdieh, une organisation d’inspiration bahá’íe qui encourage les écoles communautaires en République centrafricaine.

« L’approche que nous adoptons est entièrement sur le terrain. Cela implique que nous ayons des conversations avec la population locale sur l’éducation – sur l’éducation intellectuelle, spirituelle et morale. Ensuite, la communauté elle-même décide de construire sa propre école, et notre rôle est principalement d’aider la communauté à développer ses capacités en formant les enseignants et en accompagnant le processus d’éducation qui est mis en place », poursuit-il.

Mme Mkandawire travaille avec une initiative similaire, la Fondation Bambino au Malawi. Parlant de son expérience là-bas, elle dit: « Avec les écoles communautaires, la communauté assume la responsabilité de l’éducation dans laquelle ses enfants sont impliqués. Les enseignants viennent de la communauté elle-même, et ils sont très dévoués. La communauté peut voir la transformation chez les enfants parce qu’il y a maintenant un but unifié pour les parents et les enseignants afin de s’assurer que l’éducation des enfants se passe bien. Nous constatons donc qu’il y a beaucoup d’implication et d’engagement de la part des parents pour s’assurer que leurs enfants apprennent. Dans la plupart des cas, ces écoles sont gérées par la communauté elle-même. Les familles paient un peu, juste pour soutenir l’enseignant. Les enseignants ne reçoivent pas grand-chose, mais c’est le service rendu à leur communauté, à leur village, et les changements positifs qui en découlent, qui les motivent à enseigner.

Les organisations qui soutiennent les écoles communautaires se concentrent sur la formation des enseignants et l’amélioration de la qualité de l’éducation à mesure que l’école se développe. Leur expérience a montré que l’introduction prématurée de fonds dans un projet peut créer des problèmes tels que la dépendance vis-à-vis d’un soutien extérieur ou la désunion. De telles institutions éducatives émergent là où l’esprit d’adoration et de service est fort ; dans ces endroits, il y a aussi une conscience accrue de la responsabilité collective dans l’avancement de leur communauté.

M. Mokolé, qui travaille également avec la Fondation Ahdieh en République centrafricaine, explique que l’expérience de cette organisation inspirée par les bahá’ís avec les écoles communautaires a généré des idées qui ont été utiles au gouvernement dans son travail dans le domaine de l’enseignement dans tout le pays : « Cela a permis au gouvernement de trouver un moyen de surmonter la question des finances qui limitait le soutien aux enseignants dans les écoles communautaires – une approche centrée sur la sensibilisation et le changement de mentalité des parents afin qu’ils puissent eux-mêmes prendre en charge les enseignants qui éduquent leurs enfants. »